Aurélia Feria | péniche – spectacles – concerts | Auréie Dorzée | Tom Theuns | Folk expérimental acoustique


Catégorie ‘Dans la presse’

Le Soir Arlon 9 septembre 05

Les bonnes vibrations de Stephan Pougin

Ce vendredi dès 19h30, la maison de la culture orchestrera, comme tous les ans sa rentrée. Au menu présentation du programme , cocktail, mais aussi un concert d’Aurélia.

Ce trio, qui vient de sortir un cd baptise « Festina lente » est composé par Aurélie Dorzée, Tom Theuns et Stephan Pougin. Pour ce dernier, ce sera le retour au pays. Originaire de Tontelange, ce percussionniste bourlingue depuis une vingtaine d’années aux quatre coins du monde musicale, d’enregistrements, en concerts avec des formations très variées allant du jazz à la musique du monde, surtout.

De la musique, il en joue depuis qu’il à deux ans, baigné par un père artisan, mais aussi musicien amateur. Inconsciemment, j’ai accroché. Il a donné le coup de pied dans la bonne fourmilière.
A 18 ans Stephan Pougin part pour Bruxelles avec son « pote » attertois Michel Seba. Chacun trouvera sa voie musicale. Depuis lors, de Bruxelles à Paris, et de Londres à New York, Stephan offre un doigté de percussionniste et de vibraphoniste.

Mon hôtel, c’est ma musique. Je suis plongé dedans full time, et je ne donne pas de cours ! je répète, je crée, je suis en concert, j’enregistre. Il y a toujours un projet . Début 2006, je serai par exemple au théâtre national comme spécialiste du bruitage.

Il à joué avec Panta Rhei, Catra d’Orféo, Rêve d’éléphant Orchestra, en trio avec Steve Houben et Jacques Pirotton. Avec Didier Laloy, Luc Pilartz. Avec Trio Trad pour le dernier cd. Et le voici avec Aurélia.

Je participe à toute sorte de concepts. Un jour, je lancerai sans doute, mon projet. Je vole d’une musique à l’autre, d’une humanité à l’autre.

« Festina Lente, qui veut dire… »Hâte toi lentement » est en tout cas une œuvre envoûtante, mélodieuse et sensuelle. Ni jazz, ni world music,ni classique. Ce trio acoustique détonnant, et bien belge, avec un guitariste gantois, une violoniste condruzienne et un percussionniste lorrain, offre en tout cas une galette originale, aux influences multiples.

(J.L Bodeux)
Le Soir Arlon 9 septembre 05

Canard Folk-septembre 2005

Aurélie Dorzée (violon, alto, kazoo) en compagnie de Tom Theuns (voix, guitare, harmonium, mandoline, banjo) et Stephan Pougin (percussions, vibraphone). Que nous propose donc la violoniste formée à l’excellente école de luc pilartz ? Est-ce une forme de folk ? que nenni…Aurélie, libérée, vole de ses propres ailes et crée sa musique. Intimiste, inclassable, sensuelle, poétique . Complétée par les deux autres membres du trio (Tom Theuns apporte quelques compositions et arrangements). A part les musiciens, vous ne trouverez rien de folk dans ce cd. Que cela ne nous empêche pas de souhaiter bon succès à Aurélie, qui a bien du talent.

Canard Folk-septembre 2005

Imagine : septembre 2005

Aurélie Dorzée est une jeune femme de chez nous, qui a choisi le violon pour nous dire qu’elle ne choisirait peut-être rien d’autre : pas de musique catégorisée, pas de style prédéfinie, pas de voie tracée et convenue…Inclassable, originale, atypique, telle est la musique d’Aurélia, le trio formé avec Tom Theuns à la guitare et aux voix et Stephan Pougin aux percussions. Entre compositions personnelles, clin d’œil à Erik Satie, tendance traditionnelle et chanson marginale, le groupe s’amuse à créer en brassant les influences et ce que chacun en a assimilé de particulier. Beaucoup d’intelligence musicale et de malice habite cette petite œuvre sans prétention, mais aussi sans concession. On s’amuse à les écouter, on s’étonne, on s’emballe. Deux fortes personnalités, celle de Tom Theuns et de Dorzée, apportent deux projets qui parfois se rencontrent et parfois s’opposent presque ; Pougin faisant le lien avec son talent habituel de percussionniste. Un disque résolument hors des sentiers battus mais totalement au service de la musique, de toutes les musiques. A voir et à entendre, en leur souhaitant longue vie.

(Etienne Bours)
Imagine : septembre 2005

Le Jour Huy Waremme 24 août 2005 Entretien avec F.Renson

Aurélie Dorzée sous nos projecteurs

Dans les cordes de l’album personnel d’Aurélia

Après un écolage avec Panta Rhei et Trio Trad, la violoniste Aurélie Dorzée sort «Festina lente », un trio suspendu à ..fines atmosphère.

Sur la scène des musiques du monde, la Nandrioise Aurélie Dorzée à toujours été le petit bout de femme dont le violon ….tait notamment la gratte de Perry Rose, la flûte de Steve Houben au sein de Pantai Rhei, encore aujourd’hui les ….rées de Trio Trad, parallèlement à ces dernières explorations musicales du terreau de l’Europe entière avec Luc Pilartz et Didier Laloy, Aurélie Dorzée porte, désormais, aussi un projet personnel et identifiable sous l’étiquette chantante d’Aurélia. »Depuis toujours, j’avais envie d’amener une touche personnelle dans les arrangements pour sortir de la mélodie traditionnelle, tant au niveau de la forme que de la structure. »

L’exploration prendra, le temps qu’il faudra jusqu’à l’apparition récente de « Festina Lente » dans les bacs. Comme un accouchement long de plusieurs années et qui nous ramène en 2002 quant, avec son père metteur en scène et homme de mots, Aurélie Dorzée tentait un projet mêlant texte et compositions personnelles portées par un saxophones, un violoncelle et son propre violon. Trois ans plus tard, le concept a pris le temps de mûrir avec une entourage qu’elle voulait plus proche de son bagage traditionnel. Ainsi le percussionniste Stephan Pougin et l’Anversois Tom Theuns pointé parmi les guitaristes les plus créatifs du royaume. Avec un nouvel élan pour Aurélia qui pouvait s’enrichir de la touche personnelle de Theuns dans l’écriture de plusieurs plage. »J’apprécie le personnage clownesque et loufoque qu’il insuffle dans l’album. Comme une touche de légèreté et d’humour posée sur mon écriture plus mélancolique. »

Tom Theuns y travestira sa voix sur des mots encore inconnus des sciences linguistiques, mais qui parviendra à traduire les émotions des personnages traversant l’univers du cirque et des foires foraines cher à Aurélia. Dans le registre chanté on citera la valse au nez rouge « d’Auguste », l’intrigant « Selon Mr Grumaux » et le vent d’est de « Lisa Linn », tandis que la trilogie des « Tharoul » ancre l’inspiration d’Aurélie Dorzée dans le cadre d’une ferme condruzienne.

Tous ces courts métrage musicaux font de « Festina Lente » une plaquette, aux atmosphère multiples, et puisées dans un imaginaires fertile. La porte est grande ouverte à une redécouverte du violon dans un registre semi-classique et terriblement actuel, qui pousse l’écoute jusqu’à la révélation. Sur onze compositions et une adaptation du « Gnossienne » d’Erik Satie pour définitivement marquer ce « Festina Lente » au fer rouge d’une passionnante invitation au voyage.

« Avec Aurélia, je n’ai pas une écriture violonistique »

Comment parvenir à passe du registre Trio Trad à celui d’Aurélia, en un seul soir, comme dernièrement au Festival d’Art de Huy ? « Il faut zapper » résume Aurélie Dorzée. Trio Trad est plus festif, plein d’énergie. Ce sont des musiques de danse ou l’exercice est plus figé, très rigide pour garder l’esprit des compositions originales qu’on va puiser dans les racines européennes. Par contre, avec Aurélia, on se laisse beaucoup plus de place pour l’improvisation. Dans cet album, je n’ai pas du tout une écriture violonistique. C’est une musique qui n’est pas directement liée à l’instrument. Et c’est d’ailleurs, beaucoup moins confortable. »

« L’univers de Festina Lente est assez féminin »

Aurélia, consonance féminine d’un album « Festina Lente » qui en regorge. « C’est Tom Theuns qui à suggéré ce nom pour le trio. Après tout, c’est une manière d’assumer, de manière déroutante, le fait que cela soit un album personnel. D’ailleurs, l’univers de Festina Lente est assez féminin. J’ai, pour l’instant, beaucoup de retour de femmes. Peut être parce qu’elle se retrouvent plus dans cette volonté de tisser différentes atmosphères. Sur scène aussi, cela peut transparaître dans ce que je porte comme vêtement. Pour un concert, je ne me vois pas débarquer en jeans par exemple, la robe que je pote, j’ai flashé dessus, dans une brocante à Montréal. Elle m’a coûté 20 dollars… »

« Chanter sur scène, c’est se mettre à poil »

VERRA-T-ON, un jour Aurélie Dorzée s’essayer au chant comme l’exercice réussi de Tom Theuns sur « Festina Lente » ? « Moi, passer au chant ? je pense que cela sera problématique, je n’ai pour l’instant pas assez d’audace pour cela. Chanter sur scène, c’est se mettre à poil ! Au début de Trio Trad, je lisais des textes pour enfants dans le cadre d’une campagne que nous avions faite dans les écoles. Ca j’aimais bien. Mais chanter…Par contre j’ai toujours rêvé de faire un spectacle toute seule. Mais ce n’est pas encore pour maintenant. En faisant cet album, j’avais besoin d’affiner des choses qui était en gestation. C’est comme un accouchement ? Festina Lente. Hâte toi lentement…

La culture, c’est…..

A mon sens, la culture est une choses essentielle. Parce que pour avoir des émotions, les gens ont besoin de voir des artistes sur scène . Maintenant la démarche d’aller à un concert, reste un chemin difficile pour beaucoup de personnes. C’est pourquoi les artistes se battent pour les faire venir dans les salles et les sortir de leurs carcan séculaire. Un concert, ça te bouleverse. Ca te transforme. C’est des larmes aussi.

Quant je compose, j’y mets mes émotions. Par contagion, elles peuvent gagner le public. Car, après tout, on fait de la musique pour susciter des images et des émotions. Personnellement , je n’ai pas vu beaucoup de concerts. Mais, j’en ai, chaque fois, garder un souvenir très précis. Je me souviens, ainsi, avoir vu le violoniste Isaac Sterm quant j’avais 17 ans. Son répertoire était immonde, mais sa présence sur scène aura été pour moi, une grande révélation. C’est la marque des artistes qui parviennent à pousser leur travail tellement loin en mettant leur ego de côté. A l’opposé, il n’y a pas plus déplaisant chez un artiste que le côté narcissique, je m’écoute jouer…

C’est triste qu’il n’y a plus de musicien dans les rues. Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour les troubadours. Et puis, en 2005, tu n’es rien sans l’écho des médias. Si la presse ne parle pas de toi , tu restes dans l’oubli. Au Moyen Age, un bon musicien se faisait connaître à travers le France en trois semaines, grâce qu bouche à oreille. Aujourd’hui, c’est inconcevable. Quant je vois ce que Jean Christophe Renauda pu produire de merveilleux pendant des années sans que personnes n’y prête attention. Heureusement pour lui, l’expérience collective autour de Didier Laloy, l’année dernière, l’a remis dans le circuit.

C’est l’époque qui veut cela, malheureusement. Comme la production de disques, qui sont de plus en plus propres. Avec Aurélia, nous avons fait le pari d’une musique artisanale. On a volontairement laissé des petites erreurs d’enregistrement, pour que cela soit plus vivant. Il y a une grande part d’improvisation en studio. Des choses imprévues sont venues dans la voix de Tom Theuns et sont finalement restées. Sur scène aussi, l’album va grandir dans les prochains mois. Là, on va partir en résidence à Avignon pour notamment y travailler des compositions plus rock, afin de diversifier la conduite du spectacle.

(Frédéric Renson)
Le Jour Huy Waremme 24 août 2005 Entretien avec F.Renson

Huy et sa région 20 Août 2005

Huy Festival d’Art

Douceur et univers intimiste

Aurélie Dorzée arrive ensuite, avec son univers plus intimiste. Elle présente son projet, « Aurélia » un ensembles de compositions originales. De « Festina lente » au « Grenier », elle balade son public dans ses mondes et ses atmosphères. Elle tire des sons surprenant de son instrument et fait respirer la musique ? Elle traverse l’univers du cirque avec « Auguste ». « C’est un clin d’œil à mon frère, sourit elle. J’ai écrit cette chanson parce qu’il volait être clown, quant il était petit ».Elle revisite aussi les relations amoureuses et entraîne les spectateurs avec la complicité de Tom Theuns et de Stephan Pougin, toujours aux percussions.

Huy et sa région 20 Août 2005

Le Soir – 17 Août 2005

A force de se hâter lentement Aurélie accouche de Aurélia

Même si elle à déjà pas mal roulé sa bosse aux quatre coins du globe, Aurélie Dorzée figurera un peu comme une régional de l’étape ce jeudi au Festival d’Art de Huy. Membre du Trio Trad, également à l’affiche, elle sera aussi présente avec son propre trio, simplement appelé Aurélia, qui profite de l’occasion pour présenter son premier album. La violoniste condruzienne y présente une musique qu’on classera rapidement dans les …inclassables, là où les amateurs de jazz, de « world » de musique plus folk et traditionnelle retrouveront certains de leurs jeunes, mais d’autres aussi.

Ca fait plus d’une dizaine d’années, maintenant qu’Aurélie Dorzée à terminé ses classes de violon de l’Académie de Huy. Dix ans qu’elle à parcouru des chemins variés, alliant panachage pédagogique (conservatoire e Liège, Mons et Bruxelles) et expérience collectives : ensemble Pantha rei, créations pour le théâtre de la Communauté de Seraing, « les Meslanges » du « Violon populaire de Wallonie », Trio Trad…Accompagnés d’un guitariste flamand (Tom Theuns) et d’un percussionniste (Stéfan Pougin), son violon et elle assure le rôle central tout au long de ce « Festina lente » (hâte-toi lentement) qui vient de sortir de presse et qui sera donc présenté officiellement pour la première fois.

Présenter l’album à Huy, c’est rencontrer les conditions idéales. J’ai participé plusieurs fois au festival, donc je sais qu’il rassemble un bon public, une qualité d’écoute, résume- t-elle. Si elle précise avoir toujours eu envie de jouer avec d’autres, n’avoir ni l’ambition, ni l’envie d’être une soliste sur le devant de la scène, elle assume le passage à l’acte : Avec Aurélia je veux essayer de ne pas tourner en rond. Ce projet, c’est la première fois que je peux dire que c’est ma personnalité qui est dedans.

Une personnalité qu’elle va confronter régulièrement au public, ces prochaines semaines, puisqu’on la retrouvera sur des scènes aussi diverses que Eu-Ritmix et le festival Midis Minimes à Bruxelles, une résidence de trois jours (concert à la clé) aux théâtre des Doms à Avignon, la scène de l’Excale à liège (23 septembre), le Bouillon de Culture de Bertrix…

(Eric Renette)
Le Soir -17 Août 2005

Folkforum : 17 août 2005

« Festina lente » omvat spannende folk vol fantasie, absudisme, klassiek en speelse avantgarde

Aurélia – Festina Lente – Home Records 4446007

Je kent dat verschijnsel ongetwijfeld. De cd-winkels krijgen hun nieuwe schijfjes binnen met daarbij de mededeling: File Under…. Dan weten ze meteen in welke bak ze de cd kunnen zetten: pop, rock, reggae, folk, wereldmuziek, etc. Ik ben benieuwd hoe dat advies luidt bij dit album. Akoestisch? Avantgarde? Folk? Modern Klassiek? Hedendaags? Alternatieve akoestische rock? Het zit er allemaal in.

Het is weer zo’n kwalitatief hoogstaand product uit de Belgische folkschool. Aurélia is een nieuw trio dat bestaat uit ervaren muzikanten: snarenman/zanger Tom Theuns (Ambrozijn, Vera Coomans, Nada, Olla Vogala, …), violiste Aurélie Dorzée (Horizonto, Trio Trad, Didier Laloy invités, …) en percussionist Stephan Pougin (Panta Rhei, Didier Laloy invités, …).

Dorzée schreef instinctief de melodieën en vanuit haar improvisaties is de plaat Festina Lente ontstaan. Theuns ging creatief aan de slag met de arrangementen. De muziek verenigt fantasie, absurdisme, klassiek en speelse avantgarde in zich, maar straalt ook een spannend folky gevoel uit. Een enkele keer neigt de sound naar die van een tekenfilm.

Na de bijna klassieke vioolsolo Le Grenier is het nummer Lisa Linn zo’n ongrijpbaar exemplaar boordevol verschillende ingrediënten. De bevlogen theatrale zang en ondefinieerbare tekst verwijzen naar Oost-Europa en Italië. De banjo van Theuns zweeft ergens boven een hete Amerikaanse prairie. De blikken percussie lijkt zo uit het circus geplukt, terwijl de viool een klezmer-melancholie in zich bergt.

Op het eerste gehoor produceert Aurélie geen gesneden koek. Maar er vormen zich bij hun muziek snel beelden. Dan duurt het niet meer lang of een aantal nummers hecht zich onverbiddelijk in je geheugen. Festina Lente is dus een groeidiamant.

Het spel van Dorzée op altviool klinkt bewogen warm en soms aangenaam ongepolijst. Tom Theuns experimenteert vocaal nog gedurfder dan op het jongste Ambrozijn-album, hetgeen het avantgardistische karakter van enkele nummers versterkt. Zijn snarenwerk op akoestiche gitaar, banjo en mandoline is sprankelend. De getalenteerde percussionist Pougin kan zijn grooves, inventiviteit en gevoel voor humor in dit gezelschap volledig kwijt.

Het hart van het album wordt gevormd door drie nummers: Tharoul 1, 2 en 3. Het voert je door tal van emoties en sferen. Je hoort een oud-Engels gedicht (?) waarin Theuns klinkt als de oude Schotse folkbard Robin Williamson. Hij zorgt ondertussen op harmonium voor een drone waar overheen Dorzée een arabische feel legt op haar viool. Plots lijkt het weer op het Zweedse Vasen compleet met speelse percussie, of Bazar Bla…. Ga d’r maar aan staan. Prachtig!

Komende zondag 21 augustus stelt Aurélia dit album voor tijdens het Triskell Folkfestival in het Limburgse Merkelbeek.

Folkforum : 17 août 2005

La Libre Culture | 10 août 2005

C’est à un univers très personnel que convie le trio Aurélia, formé autour de la violoniste Aurélie Dorzée, bien connue pour faire partie de la bande à Didier Laloy. Disque très personnel certes, mais aussi fruit d’une complicité entre trois personnalités venues d’horizons divers, Aurélie la Condruzienne, Tom Theuns l’Est-FLandrien (guitares, voix) et Stephan Pougin le Gaumais (percussions). Festina lente , hâte-toi lentement, belle devise que met en pratique l’essentiel de l’album, baignant dans la délectation morose. C’est surtout l’alto qui imprime sa marque introspective, avec une élégance langoureuse et sensuelle. Au chant mutant, Tom Theuns excelle dans toutes les langues, y compris en français où son accent gantois frappe fort.

(Dominique Simonet)
La Libre Culture | 10 août 2005

Divers | Une autre Chanson N° 113

Une autre Chanson N° 113

« Aurélia » Festina lente

La plage titulaire donne d’emblée le ton de cet album. Festina Lente : hâte toi lentement. Dans cette formulation paradoxale, qui est une invite à la paresse, il y a aussi pour nous l’idée du festin. Et c’est bien à un festin sonore que nous convient la violoniste Aurélie Dorzée qui est l’âme du projet, le guitariste (et chanteur, à l’occasion) Tom Theuns et Stephan Pougin aux percussions. U8n festin qui nous propose onze plats concoctés par Aurélie et Tom. Des plats épicés d’humour. Un ensemble éminemment ludique et nos trois complices semblent y avoir pris bien du plaisir. Comme ce plaisir est communicatif, le nôtre est complet, même si cet album « home records »ne peut rendre les mimique de sale gamine, en train de vous jouer un bon tour, qu’Aurélie peut avoir quelquefois sur scène. Mais la musique n’est pas qu’un jeu et c’est sur la gravité lancinante et le Gnosienne d’Erik Satie que se conclut un premier opus qui est une véritable merveille. (F.Chenot)

Festina lente

Aurélia : « Festina Lente »

Premier projet personnel de la violoniste Aurélie Dorzée qui s’entourent de Stephan Pougin (percussion) et de Tom Theuns (guitare et chant) pour tisser de passionnante atmosphères semi classiques. Dans cet univers coloré de foire et de cirque, ces 11 compositions refermées sur une étonnante reprise d’Erik Satie, poussent à la redécouverte d’un violon bien dans son époque.

Aurélia : Festina Lente “Goe Vollek”

Aurélia is een trio met Aurélie Dorzée, als violiste bekend van Panta Rhei, Trio Trad, Musique à Neuf en Didier Laloy Invite. Waar die formaties meestal uit diverse traditionele bronnen putten, vaart Aurélia een eigenzinnige muzikale koers. Dit trio haalt ingrediënten uit het klassieke repertoire, de jazz, de musette, de Indo-Perzische muziek, de Zweedse polskatraditie, maar leeft zich vooral uit in speelse escapades. De ideeën komen zowel van Aurélie Dorée als van gitarist-banjoist-vocalist Tom Theuns, terwijl Stephan Pougin op percussie het geheel trefzeker ondersteunt. De titeltrack Festina lente (haast u langzaam) geeft de toon van de hele plaat aan : nu eens rustige luistermuziek, dan weer resoluut geëxperimenteer, knettergekke interventies met een hoog Ambrozijngehalte. Viool en altviool sporen ongebreideld hun intrinsieke klankmogelijkheden af. Theuns exploreert de potentialiteit van zijn stem via tedere zang, falsetto- en ander gekrijs of bombastisch geweld, in een sappig taaltje dat het midden houdt tussen esperanto en koeterrussisch. Ook zijn gitaarspel geeft hij de vrije teugel. Het zwelt soms aan tot obsederende riffs, waarop Aurélie gretig inpikt met violistische pyrotechniek. Maar steeds keert de rust terug met weemoedige vioolfrases en mooie pizzicato-intermezzo’s, ondersteund door sublieme gitaarbegeleiding en inspiratievolle percussiebijdragen. (René Warny)