Aurélia Feria | péniche – spectacles – concerts | Auréie Dorzée | Tom Theuns | Folk expérimental acoustique


Catégorie ‘Dans la presse’

Aurelia dans L’Avenir – mai 2011

WASSEIGES
Mystère, poésie et humour

Moment fort à la Ferme de la Dîme. Le Trio Aurelia a séduit et surprit le public lors du concert «L’heure du loup», mystérieux poétique et drôle.
Mystérieux, poétique, tendre, drôle aussi, mais surtout surprena nt. Ce sont tous les adjectifs que l’on peut attribuer à «l’Heure du loup», le concert du Trio Aurelia donné ce samedi soir à la Ferme de la Dîme. «Il reprenait la majorité des morceaux composés pour ce troisième album Hour of the wolf. Nous avons une certaine liberté dans le répertoire. Il n’y a jamais deux concerts les mêmes», précise Aurélie Dorzée.

La violoniste et chanteuse est accompagnée comme depuis le début du trio par Tom Theun à la guitare et chant et le percussionniste Stephan Pougin.

On reconnaît dans les mélodies des influences du monde entier. «Il y a une influence certes par les sonorités, mais c’est pour l’inspiration. Après, on crée, c’est là le côté artistique du trio», expliquent les musiciens.

Le spectateur est médusé par certains morceaux presque sombres et angoissants et par les vocalises délirantes d’Aurélie Dorzée mêlées à la voix rauque de Tom Theun. «Il chante avec des mots inventés par rapport à la musique ; cela laisse place à l’imaginaire ».

À d’autres moments, le public rie de l’humour des musiciens, mais aussi des thèmes et l’interprétation comme dans Il était une fois dans l’est. avec un harmonica ou quand le guitariste devient DJ et se joue de sonorités délirantes. «L’heure du loup laisse apparaître une ambiguïté entre le jour et la nuit. On se situe entre la réalité et le rêve. En choisissant le titre, l’on s’est rendu compte que c’était aussi celui d’un film de Bergman, un thriller cauchemardesque.» Unis par une complicité fusionnelle, les trois musiciens atteignent des sommets dans la créativité et l’originalité musicale. Stephan Paugin utilise parfois un daf (tambour persan) et Aurélie Dorzée un violon trompette donnant aussi une couleur ethnique à certaines musiques.

Publié dans Folkworld – Eelco Schilder

Article publié dans Folkworld – Eelco Schilder / février 2011

Three years after their Hypnogol album, the Belgian trio Aurelia is back with a fantastic new album.

Aurélie Dorzée on violin and vocals and multi instrumentalist/singer Tom Theuns are back with drummer and percussionist Stephan Pougin. Ten new compositions and two covers are the basic ingredients for this best album until today by this trio. With wonderful melodies, creative twists and a balanced mixture of folk, world, craziness and rock, Aurelia takes the Belgian folk to a whole new level.

I love Issa where a sweet melody turns into a small nightmare with great electronics and a drunken brother of Tom Waits who crawled on stage and sings along with the female singer. Great how the band switches from a song like that to El commandante which is a small, easy going acoustic folk tune and to chanson styled tracks like Le chat de la mazurka and Elle attend. And as easy they go back to a more psych output like Page which is followed by a beautiful version of Ave Maria sung by Laure Delcampe.

With this new album Aurelia proofs to be one of the most inventive European folk related groups. They go further were earlier groups like Ambrozijn and Olla vogala left us, they have the same atmosphere, at moments the same recognizable sound but in a totally new context. Totally different than a group like Aranis, but with the same creativity and intensity.

The Hour of the Wolf is proof again that a small country like Belgium is big in modern acoustic (more or less) folk related music.

Trad Mag

Dans la biographie reçue avec le disque, les musiciens d’Aurelia se réclament eux-mêmes d’être « allumés ». Il est vrai que cet enregistrement, par sa poésie, est difficilement classable. De beaux textes (français ou autres), des côtés “société secrète”, du mystère, de l’humour. Trois musiciens dont deux chanteurs (plus une cantatrice, Laure Delcampe), autour d’Aurélie Dorzée (chef de file de ces étranges “auréliens”) : Tom Theuns (guitare, voix, harmonium, banjo, harmonica), Stephan Pougin (percus) et Aurélie (violon, alto, voix). Ils créent un espace original, dont l’univers trad’ est un personnage essentiel mais aussi ouvert tous azimuts. Peu de groupes avaient tenté de créer ainsi un monde à part, pas uniquement musical, complet et cohérent dans sa folie, comme Ange ou Tom Waits avaient pu l’expérimenter. Une belle surprise qui, paraît-il, ne déçoit pas, au contraire, en concert.

Claude Ribouillault

Le Soir : MAD – Disque de la semaine : 15/12/2010

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Elsa Songis – longueurdondes.com : CD The hour of the Wolf

Voici le troisième album de ce trio belge orchestré par Aurélie Dorzée (violon, alto, chant) et Tom Theuns (guitare, banjo, harmonium, harmonica, voix), tous deux compositeurs, et par Stephan Pougin à la batterie et aux percussions.

Ces musiciens émérites, troubadours des temps modernes, manient avec fantaisie et brio le mélange des genres, allant puiser l’inspiration dans le folk, le jazz, la musique classique ou contemporaine, le chant vocal… Chacun des douze titres offre une ambiance particulière, teintée ici de vocalises, là de guitares blues, ici ou là de violons enjoués et virevoltants… Laure Delcampe, soprano, est invitée pour une reprise détonante de l’Ave Maria de Schubert, avec violon, batterie et guitare électrique.

Menée de main de maître, cette « heure du loup » vous fera vivre une expérience singulière. Et si la péniche Aurélia Féria passe un jour par chez vous, montez à bord, il y aura du spectacle !

Elsa Songis – longueurdondes.com

Nicolas Alsteen – Accroches n°43 : CD The hour of the Wolf

Sous le toit de ce ménage à trois, on retrouve violon, guitare, harmonium, banjo, percussions et harmonica : panoplie complète du musicien laborantin.

Celui qui expérimente, chatouille l’indécence et remue les sens. On dit souvent qu’il faut savoir se perdre pour mieux se retrouver. Avec Aurélia, l’adage prend vie : on s’aventure bien loin dans la forêt, à quelques pas de la démence. Dans le noir, les yeux bandés, la musique pour seul repère, on s’approche de The hour of the Wolf, troisième volet des aventures cinglées d’Aurélie Dorzée et ses camarades Tom Theuns et Stephan Pougin. Entre nuit et jour, rêve et réalité, la bête surgit et emprunte des chemins détournés. Sur l’album, la musique traditionnelle part ainsi à la conquête d’un monde sans frontière. Un univers fantaisiste où le chant classique s’invite régulièrement au cabaret du coin, curieux endroit où les mélodies draguent ouvertement les notes bleues.

Tout cela déboule sur un album inclassable et, par extension, unique en ses genres.

Nicolas Alsteen – Accroches n°43

Aurelia | La Libre 03/11/2010 | Sophie Lebrun

Hardi, l’Aurelia

Le joyeux trio Dorzée-Theuns-Pougin s’en revient balader sa musique inclassable, 3e opus sous le bras. Gare à “l’heure du loup”.

Posons le décor. Un album vagabond, qui s’ouvre sur une reprise très enlevée de « Vous et nous » de Brigitte Fontaine et se ferme sur une « mazurka du chat » jazzy. En passant par un « Issa » brut et étrange (on songe aux créations de la troupe itinérante Arsenic), un pas de danse entrecoupé de discours de Fidel Castro, un « Page » en hommage au rockeur Jimmy du même nom et (le revoilà, mais à l’envers) un « chat de la mazurka » chanté, miaulé et sifflé… [Lire plus]

Sophie Lebrun | La Libre

AURELIA : The Hour of the Wolf | CD

 

The Hour of the Wolf | Aurelia



Les musiciens 

Aurélie Dorzée : violon, alto, chant & compositions
(Panta Rhei, Trio Trad, Musique à Neuf, Didier Laloy invités, Gabriel Yacoub, Les ballets C
de l’AB, Théâtre de la Colline, Zefiro Torna…)
Tom Theuns : guitares, voix, harmonium, banjo, harmonica & compositions
(Ambrozijn, Vera Coomans, Nada, Olla Vogala…)
Stephan Pougin : Percussions & batterie
(Panta Rhei, Cetra d’Orféo, Rêve d’Eléphant Orchestra, trio avec Steve Houben et Jacques Pirotton, Didier Laloy…)

The Hour of the Wolf

L’album

L’heure du loup, c’est l’heure où la nuit se termine…
La musique de ces trois musiciens allumés, c’est du haut vol d’images sonores !
Décalée, déjantée, elle vous plonge dans l’obscurantisme.
Toute en ambivalence ; côté pile, une fête révolutionnaire cubaine ou un cabaret ethnique sur vocalises délirantes, côté face, une fresque tribale
C’est aussi un peu le carnaval du monde avec cette reprise démoniaque de l’« Ave Maria » de Schubert ou de « Vous & Nous » de Brigitte Fontaine.
Folk expérimental acoustique ?
Cette fabrication « made in belgium » zig zag entre la mélancolie de l’alto, humour et poésie
Un monde particulier, celui des Auréliens, à découvrir aussi sur scène car ce trio dégage une énergie et une complicité rare
C’est brut et beau, c’est un voyage sans fin… allons y !

Ces trois musiciens belges issus du milieu folk, classique et jazz jouent ensemble depuis six ans et ont déjà parcouru pas mal de scènes belges Sfinx festival, Festival van Vlaanderen, Bugges festival et étrangères (Sénégal, Pays Bas, France, Algérie…) .

Projet reconnu Art & Vie : SMUO25
2 CD chez Home Records « Festina Lente » et « Hypnogol »
Distribution Belgique: AMG sales@amg-records.com – tél : +32 (0)67 21 02 48
Distribution France: via Le roseau: Harmonia Mundi
Home Records : info@homerecords.be – tel & fax +32 (0)4 226 80 23 – www.homerecords.be
Contact presse-Booking +32 (0)474 96 04 16 aurelie.dorzeehotmail.com

Rtbf – La Une



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Rtbf – La Une
Reportage et interview de Aurélie Dorzée et Tom Theuns

HYPNOGOL « Journal d’un capitaine »

Petit entretien « hypnogolien » avec Aurélie Dorzée

« Hypnogol », quel étrange néologisme que voici ?

C’est une contraction du terme utilisé en psychanalyse « hypnogogia », qui signifie l’état alpha
dans lequel l’individu se trouve juste avant de plonger dans le sommeil, et du nom de l’écrivain
russe, Gogol, qui a écrit des textes, comment dire, assez. gogol !
Ce disque, c’est un peu tout ça : un rêve plus ou moins éveillé, des bizarreries, une succession de songes.

Comment avez-vous procédé pour réaliser ce grand voyage musical ?

Si l’on veut rester dans le registre marin, nous voulions larguer les amarres autant que possible,
créer un univers à nous, qui n’entre pas immédiatement dans les standards classiques (trad, jazz, rock.).
Il a fallu travailler beaucoup, composer, concilier, renoncer, étoffer, re-composer.
Faire un lien entre l’univers singulier de Tom, issu du jazz , rock et trad, avec toute sa sensibilité,
son humour décalé, sa voix chaude et le mien, partagé entre la musique traditionnelle, le classique,
et mes envies de pousser d’autres portes, vocales notamment.

Jusqu’à l’enregistrement final, en juin dernier, aux studios de Homerecords.be, à Liège.
Oui. Nous sommes arrivés là-bas avec une base relativement stable, mais beaucoup de choses se sont produites sur place. Dix jours d’enregistrement, trois semaines de mixage : ce fut une très belle aventure. Michel Van Achter est un véritable producteur artistique. Il vit le disque à 100% en apportant un regard extérieur, en aidant les musiciens à prendre des décisions pas toujours simples, le tout avec rigueur, tact et sensibilité.

Ce « Journal d’un capitaine » n’est pas totalement imaginaire ?

L’ « Aurelia Feria » existe réellement. En effet, il s’agit de notre péniche, un bateau de 40 mètres de long, désormais aménagée en petit théâtre d’une centaine de places. C’est notre pied-à-terre et notre futur lieu de représentation. Elle est actuellement amarrée à Gand, mais elle va naviguer dans les mois qui viennent.
En Flandre, en Wallonie, et peut être en France. C’est une aventure à la fois familiale, professionnelle et musicale. Un véritable projet de vie. Notre rêve, c’est d’aller jusqu’Avignon et de donner des concerts le long du périple. Sur la scène de l’Aurélia Feria, nous allons monter un vrai spectacle-concert en proposant aux spectateurs de vivre en direct ce « Journal d’un capitaine » un peu secoué dans sa tête.

Précisément, « Hypnogol » c’est donc l’histoire d’un capitaine un peu fou qui, accroché à son gouvernail, se met à rêver, délirer, fantasmer, etc.

Oui, il est traversé par une grande solitude intérieure, des hallucinations, des images fantasmagoriques.
Nous avons énormément travaillé sur les sons. Il y a eu débat entre nous : faut-il uniquement employer des instruments, faut-il recourir à des musiques électroniques ?
Ce fut laborieux. A l’exception d’un petit extrait « hip hop », toute la musique est jouée avec des instruments non électriques avec un énorme travail autour des percussions et avec deux invités. Oui, Stephan a fait une recherche incroyable sur les percussions et les sons au sens large en s’entourant de mille instruments.
De la batterie au daf en passant par le vibraphone et les cloches. Pour un morceau, il a même utilisé une quinzaine de gongs chinois ! C’était un vrai bonheur de le voir ainsi explorer des pistes nouvelles.
Par ailleurs, nous avons invité Michel Massot, tubiste exceptionnel et très actif dans le monde des musiques improvisées (Garret List, Trio Bravo, Trio Grande.). Ses tubas ont apporté de la profondeur au disque.
Ce fut une très belle collaboration. Enfin, Sara Salverius, une jeune accordéoniste de 20 ans est venue jouer dans deux morceaux avec énormément de fraîcheur.

Après « Festina lente », peut-on dire qu’« Hypnogol » a gagné en maturité et en cohérence ?

Sans doute, car c’était un premier disque. Il fallait trouver une voie, un langage, une manière de raconter
une histoire musicale commune et cohérente. Personnellement, j’ai franchi une étape avec le chant.
Ce ne fut pas simple car c’est un nouvel instrument en soi qu’il faut combiner avec le violon et l’alto.
Mais c’est un début et là n’est pas l’essentiel du disque.
Une certitude : cet album est plus radical, moins « auberge espagnole » que « Festina lente ».
Ici, on a fait des choix cornéliens. Il n’y a pas eu de consensus mou !
Les voix, les cordes, les percussions, le tuba, tout se mélange, c’est au public désormais à mener
son propre voyage intérieur dans l’ « Hypnogol ».