Aurélia Feria | péniche – spectacles – concerts | Auréie Dorzée | Tom Theuns | Folk expérimental acoustique


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The Hour of the Wolf | CD 2010


The hour of the wolf | Aurélia | Aurélie Dorzée | Tom Theuns | Stephan Pougin


The hour of the wolf is the hour between night and dawn.
It is the hour when most people die, when sleep is deepest,
when nightmares are most real.
It is the hour when the sleepless are haunted by their deepest fear,
when ghosts and demons are most powerful.
The hour of the wolf is also the hour when most children are born.

Ingmar Bergman

Les musiciens

Aurélie Dorzée : violon, alto, chant & compositions
Tom Theuns : guitares, voix, harmonium, banjo, harmonica & compositions
Stephan Pougin : Percussions & batterie

Guest appearance by Laure Delcampe who sings the « Ave Maria »

Titres (extraits) :

Vous et nous [télécharger]

Aurelia Feria

Brigitte Fontaine et Aresky Belcacem

Out of this wold [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

Issa [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

El commandante [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

Le chat de la mazurka [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Boléro pour Aline [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

Le rêve de Hulluhuk [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Elle attend [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

La voiture de papa [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Page [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Ellen’s gesang [télécharger]

Aurelia Feria

Frans Schubert

La mazurka du chat [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Thanks to Laure Delcampe, Homercord’s team, Fabienne’s, Geneviève Ott, Michèle Désirant, l’horloger, Brigitte Fontaine et Aresky Belashem, Eric Magrin, Noël Warnier, Pierre (clock-face picture)

Recording & mixing : Corentin Aussem Johann Spitz et Aurélia
Mastering : Electric City
Photography : Guy Kokken
Artwork : Corentin Aussems

Hypnogol | Histoire d’un capitaine | 2007


Hypnogol | Aurélia | Aurélie Dorzée | Tom Theuns | Stephan Pougin



Aurélie Dorzée : violon, alto, chant et glockenspiel
Tom Theuns : guitare, chant, harmonium, banjo, glockenspiel, claviers, harmonica & sitar
Stephan Pougin : daf, tapan, batterie, harmonium, vibraphone, cloches, gong & vaches

Entretien : |-> Hypnogol, histoire d’un capitaine | Aurélie Dorzée

Musiciens invités :

Michel Massot
– tubas
Sarah Salverius – accordéon chromatique

Titres (extraits) :

Les écluses [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Barbapapa [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée, paroles Tom Theuns

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Aurelia Feria

Tom Theuns & Aurélie Dorzée

Les janissaires [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Les lucioles [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

Cocons [télécharger]

Aurelia Feria

Paroles & musique Aurélie Dorzée

Abattoir n°8 [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

La dame de Zhao [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Valse de la ville vide [télécharger]

Aurelia Feria

Tom Theuns

Let me – prélude [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

Let me – Aria [télécharger]

Aurelia Feria

Aurélie Dorzée

HYPNOGOL « Journal d’un capitaine »

Petit entretien « hypnogolien » avec Aurélie Dorzée

« Hypnogol », quel étrange néologisme que voici ?

C’est une contraction du terme utilisé en psychanalyse « hypnogogia », qui signifie l’état alpha
dans lequel l’individu se trouve juste avant de plonger dans le sommeil, et du nom de l’écrivain
russe, Gogol, qui a écrit des textes, comment dire, assez. gogol !
Ce disque, c’est un peu tout ça : un rêve plus ou moins éveillé, des bizarreries, une succession de songes.

Comment avez-vous procédé pour réaliser ce grand voyage musical ?

Si l’on veut rester dans le registre marin, nous voulions larguer les amarres autant que possible,
créer un univers à nous, qui n’entre pas immédiatement dans les standards classiques (trad, jazz, rock.).
Il a fallu travailler beaucoup, composer, concilier, renoncer, étoffer, re-composer.
Faire un lien entre l’univers singulier de Tom, issu du jazz , rock et trad, avec toute sa sensibilité,
son humour décalé, sa voix chaude et le mien, partagé entre la musique traditionnelle, le classique,
et mes envies de pousser d’autres portes, vocales notamment.

Jusqu’à l’enregistrement final, en juin dernier, aux studios de Homerecords.be, à Liège.
Oui. Nous sommes arrivés là-bas avec une base relativement stable, mais beaucoup de choses se sont produites sur place. Dix jours d’enregistrement, trois semaines de mixage : ce fut une très belle aventure. Michel Van Achter est un véritable producteur artistique. Il vit le disque à 100% en apportant un regard extérieur, en aidant les musiciens à prendre des décisions pas toujours simples, le tout avec rigueur, tact et sensibilité.

Ce « Journal d’un capitaine » n’est pas totalement imaginaire ?

L’ « Aurelia Feria » existe réellement. En effet, il s’agit de notre péniche, un bateau de 40 mètres de long, désormais aménagée en petit théâtre d’une centaine de places. C’est notre pied-à-terre et notre futur lieu de représentation. Elle est actuellement amarrée à Gand, mais elle va naviguer dans les mois qui viennent.
En Flandre, en Wallonie, et peut être en France. C’est une aventure à la fois familiale, professionnelle et musicale. Un véritable projet de vie. Notre rêve, c’est d’aller jusqu’Avignon et de donner des concerts le long du périple. Sur la scène de l’Aurélia Feria, nous allons monter un vrai spectacle-concert en proposant aux spectateurs de vivre en direct ce « Journal d’un capitaine » un peu secoué dans sa tête.

Précisément, « Hypnogol » c’est donc l’histoire d’un capitaine un peu fou qui, accroché à son gouvernail, se met à rêver, délirer, fantasmer, etc.

Oui, il est traversé par une grande solitude intérieure, des hallucinations, des images fantasmagoriques.
Nous avons énormément travaillé sur les sons. Il y a eu débat entre nous : faut-il uniquement employer des instruments, faut-il recourir à des musiques électroniques ?
Ce fut laborieux. A l’exception d’un petit extrait « hip hop », toute la musique est jouée avec des instruments non électriques avec un énorme travail autour des percussions et avec deux invités. Oui, Stephan a fait une recherche incroyable sur les percussions et les sons au sens large en s’entourant de mille instruments.
De la batterie au daf en passant par le vibraphone et les cloches. Pour un morceau, il a même utilisé une quinzaine de gongs chinois ! C’était un vrai bonheur de le voir ainsi explorer des pistes nouvelles.
Par ailleurs, nous avons invité Michel Massot, tubiste exceptionnel et très actif dans le monde des musiques improvisées (Garret List, Trio Bravo, Trio Grande.). Ses tubas ont apporté de la profondeur au disque.
Ce fut une très belle collaboration. Enfin, Sara Salverius, une jeune accordéoniste de 20 ans est venue jouer dans deux morceaux avec énormément de fraîcheur.

Après « Festina lente », peut-on dire qu’« Hypnogol » a gagné en maturité et en cohérence ?

Sans doute, car c’était un premier disque. Il fallait trouver une voie, un langage, une manière de raconter
une histoire musicale commune et cohérente. Personnellement, j’ai franchi une étape avec le chant.
Ce ne fut pas simple car c’est un nouvel instrument en soi qu’il faut combiner avec le violon et l’alto.
Mais c’est un début et là n’est pas l’essentiel du disque.
Une certitude : cet album est plus radical, moins « auberge espagnole » que « Festina lente ».
Ici, on a fait des choix cornéliens. Il n’y a pas eu de consensus mou !
Les voix, les cordes, les percussions, le tuba, tout se mélange, c’est au public désormais à mener
son propre voyage intérieur dans l’ « Hypnogol ».